5 - Premiers pas dans l'ile du Sud
  

5 - Premiers pas dans l'ile du Sud

Nelson, Nouvelle-Zélande le 12/04/2013

 

Voilà, voilà, voilà….

 

Alors, avant, lorsque l’on nous questionnait sur notre projet, nos interlocuteurs s’enthousiasmaient du fait que l’on veuille vivre ici, mais quand on leur expliquait que c’était dans l’ile du sud que l’on souhaitait se poser, on sentait bien que leurs yeux brillaient un peu plus en nous disant «  Ho,yes, it’s more beautifull !!! you will love it so much …. » (Ho, oui, c’est encore plus joli !!! Vous allez adorer…). La seule critique était parfois « But, it’s cold … » (mais il y fait froid…) . On trouvait déjà l’ile du Nord tellement géniale que l’on avait du mal à imaginer qu’ils disaient vrai … Et bien maintenant on comprend !!! C’est comme si c’était deux pays différents en fait. Ici il y a vraiment tout ce qu’il faut pour que l’on s’adapte facilement.

 

La dernière fois nous allions embarquer sur le ferry pour une traversée de 3 heures. Le grand soleil de ce début d’après-midi nous a permis de profiter pleinement de tous les fjords sauvages avant d’arriver à Picton. Une petite ville sans grand interet, point de passage avec plein de backpackers et autres motels. Rapidement on s’aperçois que l’on était partis à deux, et on est arrivés à trois…. Nan , ce n’est pas ce que vous croyez … Donc une petite souris a profité des soutes du bateau pour squatter nos graines …on est partageurs mais elle a fait trop de bruit la nuit et il ne s’agirait pas qu’elle s’attaque aux fils électriques … alors on a acheté une tapette – made in China, il n’y avait que ça, dont on devait tordre les fils de fer avant que cela ne fonctionne, pratique, merci la mondialisation …- On ne reste donc pas à Picton et prenons la route jusqu’à la nuit.

Et nous voilà à Nelson, un peu par hasard car on n’avait pas vraiment prévu d’aller à la pointe du nord… mais ce n’est pas une découverte que le hasard fait bien les choses ! Ville de taille humaine où l’on peut trouver tout ce dont on a besoin, un hôpital moderne (nan, je ne vais pas y travailler mais qui sait un jour ?), de jolies maisons, un climat méditerranéen au bord de la mer avec les montagnes au fond qui avaient eu la bonne idée de se poudrer de blanc au sommet … Ca doit voler de partout ici … Voilà un endroit où on se verrai vivre …

 

Abel Tasman national park , cote jolie mais touristique . Le magnifique Split Rock , cette pierre ronde coupée en deux et posée sur des rochers au bord d’ une plage au sable doré , c’est vraiment très esthétique … merci Dame nature ! Jean a eu le courage d’affronter l’eau pas tres chaude pour aller y nager et démontrer sa force de Jedi ; moi j’ai fait les photos !  Ici c’est payant de partout, pas possible de dormir à la sauvage. Alors, on fini, encore à la nuit avec la joie de découvrir le paysage sous la lune puis au petit matin, au bout d’une gravel road ( route de graviers), dans une grande clairière au milieu des moutons. L’endroit aménagé à la bio ( toilettes sèches en bois très mimi, douches dans la foret derrière des rideaux et même une baignoire au milieu des bois) sert une fois par an début février pour le Luminate festival , un festival « alternatif » mais cela ne veux pas dire grand chose, de gens qui pensent pas comme des moutons et viennent faire de la musique, mixer de l’électro ( oui oui , vous avez bien lu …) , débattre de sujets importants à leurs yeux, échanger , se rencontrer … Nous on y sera l’année prochaine, et vous ? ;-). Merci le livre de Lord of the rings de nous avoir emmenés vers cet endroit ; car d’ici, une marche d’une toute petite heure dans de la foret aux arbres recouverts de mousse noire, sans végétation de sous bois et aux pierres de marbre dans la terre, nous conduit vers une falaise de 800m faite de lapiaz ( je ne sais pas si cela se dit) , comme au Parmelan quoi mais puissance 10. A coté, un gouffre impressionnant de 173m s’enfonce dans les entrailles de la Terre sans que nous ne puissions en voir le bout. Tout cet immense plateau draine des eaux souterraines que les passionnés explorent en spéléo ( mais rien n’est organisé , sécurisé, tout est vierge ici ) et ressort très loin dans la Golden Bay et en mer . La plus grosse source, Waikoropupu spring ( une des 12 plus grosses au monde et la plus limpide) est aménagée pour que les hommes y accèdent ; elle est sacrée, son eau est pure et son débit puissant (14OOO litres à la seconde , j’ai bien écrit à la seconde …) : on remonte un chemin bordant un torrent large et bruyant puis on arrive à une des sources, bassin rond d’environ 30m de diamètre dont on voit les contours émeraude, jaune et végétal tellement l’eau est claire, dans un endroit devenu soudain parfaitement silencieux. Ce lieu impose vraiment la contemplation, on y a reçu beaucoup d’énergie.

 

On traverse Pohara, un village décrit sur les guides comme le plus hippies de NZ ; en fait juste un village normal, paisible dans un cadre de rêve, des communautés vivent ici mais discrètement et non accessibles aux non- initiés .

On ira dormir dans un camping « DOC » département of conservation » dans une crique isolée au bout d’une gravel road d’une 20aine de kms, quasi désert. Mais les sun fly ( toutes petites mouches qui piquent comme des moustiques et laissent un venin hyper prurigineux et ulcérant , nous on est pas encore complètement immunisés mais cela devrait venir ) nous on fait fuir malgré le sable d’or ( Golden bay porte bien son nom).

 

Direction la toute pointe nord de notre île effilée, gracieuse et sableuse, Cape Farewell.  Nos ardeurs ont été freinées car cette bande de sable de plusieurs kms n’est accessible que par des tours opérators en bus rouge pour canaliser les gens. Nous comprendrons plus tard que ce bout de Terre au bout du bout est lui aussi sacré et il est juste normal que sont accès soit cadré et limité. Nous irons le voir du haut du phare avec beaucoup d’émotions. Non loin de là, sur ce bout de terre magique se trouve la plage de Wharariki et son camping trop mignon (herbe verte, chevaux, paons en liberté, bois travaillé et woofers à profusion, tenu par des soixante-huitards ) . Là je n’ai pas assez de mots pour vous décrire la balade que l’on a faite sur la cote, en compagnie d’Astrid et de Jérôme, deux français croisés sur un chemin ; Prés verts avec des moutons, basses forets avec des lianes, ruisseau qui n’en finit pas de circonvolutions, falaises, criques, plages immenses et désertes, failles dans la roches, grottes, cavernes, pierres multicolores incrustées dans du sable solidifié, familles de phoques jouant dans des piscines d’eau de mer limpide à marée basse….Mais ce ne sont que des mots, ce que l’on a vu était vraiment féerique. Cet endroit est puissant … Et quelle joie de ramasser soi-même ses moules sur les rochers puis de les cuisiner tranquille le soir, de les partager ensemble … Vous voyez Christian, on prend soin de notre assiette aussi !!! Et je ne vous parle pas du pain aux oignons cuisiné dans le camion, merci Emilienne pour le filon !

 

On est contents d’avoir vu que la pointe de l’île où l’on souhaite vivre refermait ce joyau…

 

Tellement elle était magique, on retourne à la source pour y passer notre dernière soirée avec Astrid et Jérome ; une belle rencontre qui ne s’est pas faite par hasard… On est repartis avec le sourire et avec l’impression d’avoir partagé un peu de notre chaleur. Recevez-en encore quand vous lisez ces lignes …

 

Puis traversée de la région des Malborough, en trois jours : allez vous me croire si j’écris  que c’est magnifique ??? Forets, champs, vallées, monts, rivières et personne …On s’arrête pour la nuit, et de nuit encore, au bord du lac de St Arnaud. Coup de stress à 20h40 quand retentis la sirène des pompiers pendant au moins 5min (mais au début on pensais que cela faisait partie de la musique que mon DJ favori avait mis, mais non !). Alors un coup sans interruption c’est alerte tsunami, mais on est loin de la mer, pour les tremblements de terre il n’y a pas d’alerte et là, la terre ne bouge pas, pas de volcan dans le coin, le temps couvert et humide n’est pas propice aux feux … On a allumé la radio, c’était les tubes et le même ton que d’habitude, cela a mis fin à notre incertitude ! Marrant ce moment …

Le matin, plafond bas,  on ne voit pas grand chose et il pleut ! Jean est content comme un enfant devant une playstation : il va enfin pouvoir aller au ciné voir un film de zombies sorti cette semaine … on attendait un jour pluvieux … Moi j’en profiterai pour aller à la bibliothèque écrire sur le net  car les zombies c’est pas mon truc. Et je me fais une grasse mat de luxe : je reste au chaud sous les draps regardant le paysage défiler à travers les fenetres de notre chambre à coucher … trop bon … Le temps s’est rapidement éclairci, d’ou l’ambiance magnifique des nuages jouant avec les montagnes, et Jean est quand même allé au ciné à Bleinheim !

Après, ce sera direction Kaikoura…

 

A tout bientôt ! on vous embrasse !

 

Commentaires

 Franck
Ils ont peut-ętre aussi comme içi tous les premiers mercredi du mois,des test de sirčnes ŕ faire pour vérifier leurs bons fonctionnement. Bref, encoe un bon petit quart d'heures volé au temps pour vous lire et voyager dans vos photos et vos dires. Encore merci et Biz ŕ vous...



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