6- De Bleinheim à Christchurch...

Christchurch, Nouvelle-Zélande le 20/04/2013

 

Bonjour à tous … Nous revoilà !

 

Après le ciné de Jean, zombies oblige, et un Mac Do, barbecue lamb oblige, svp … on quitte Bleinheim. Inutile de préciser qu’il est déjà bien tard et que quand la nuit tombe on roule toujours à notre allure de croisière (heu 80kms/h pour ceux qui ne suivent pas) ce qui nous permet  de profiter pleinement des intenses couleurs du coucher du soleil … On quitte la route principale vers une route vallonnée qui doit nous rapprocher de la mer. La lumière des phares nous montre que l’on est dans le vignoble célèbre des Marlborough, on tourne un peu, on se perd dans des gravel road et, de guerre lasse, on s’arrête dans l’herbe entre la vigne et la petite route. Le matin on verra que la vue sur la mer était juste à qq centaines de mètres ! Toute la nuit on entendra dans les champs le bruit des machines pour vendanger mécaniquement et dès le lever du jour les détonations automatiques pour éloigner les oiseaux du raisin pas encore ramassé ! Cela ne nous a pas empêché de dormir grassement notre nuit de 9heures et le lendemain, intrigués par la taille de l’édifice, poussée par mes racines champenoises, on visite notre 1ere winerie : Yealands . Enorme bâtiment à l’architecture innovante, le domaine qui a vu le jour il y a seulement 6 ans, fait 1000 hectares … Ils sont en pleines vendanges qui durent 4 semaines, ramassent le raisin 24h/24 avec 5 machines et cueillent 10% à la main pour les meilleures bouteilles. Et tout cela en autonomie énergétique avec éolienne sur le site, recyclage des serments pour chauffer les cuves … Les cuves de décantation sont immenses, le salon de dégustation magnifique, les vignes esthétiques … Cela sent bon mon enfance ! Nous achèterons deux bonnes bouteilles et je pense à toi Justin quand je vois un livre sur l’incroyable histoire du propriétaire Peter Yealands, une allure de Père Noel, autodidacte, qui aime se terre, fait son vin avec son cœur, et reste un homme de terrain malgré son business international. Un peu comme mon cousin quoi !( mais pas pour l’allure de Père Noel !!!). J’ai acheté le bouquin, je le dévore, mais doucement parce que c’est en anglais, puis je te l’envoie, tu vas adorer… Ca marche ?

 

Ha oui, Marc, tu demandais comment ça allait avec l’anglais … Hé bien, nickel ! La langue n’est plus un obstacle pour rien, les gens répètent gentiment si l’on n’a pas compris, on arrive à s’exprimer avec nos mots … Jean pousse le zèle à travailler des cours de grammaire (les temps de conjugaison ce n’était pas son truc !) sur son IPad, merci Jérôme pour le fichier ! Et tous les jours on a notre petite leçon du calendrier des Lemaire, merci aussi !  Moi j’avoue que je ne suis pas très scolaire et que je laisse le temps faire pour l’instant !   

 

Nous voilà sur la route côtière direction Kaikoura, l’extrémité Sud où Jean était allé l’année dernière pour y voir des baleines. Le temps est couvert, ça nous change mais il ne pleut pas … Ho mais ce sont des phoques qui se prélassent sur les rochers… il y en a plein de colonies pas très farouches et habitués aux touristes ! Un restera toute la nuit à 5 m du camion poussant parfois quelques grognements. Et au loin en mer nous verrons à l’œil nu des groupes de dauphins sauter hors de l’eau dans une sorte de danse gracieuse. Emouvant …

La petite ville de Kaikoura est une zone centrée sur le tourisme où il est possible en bateaux onéreusement d’aller approcher cette faune marine incroyable. L’appel du ventre nous fera opter pour mettre nos sous dans l’achat de langoustes et autre pawa ( ces mollusques géants dont le coquillage à l’intérieur bleuté fait de magnifiques cendriers ) On s’est régalés. On s’est régalés aussi d’une promenade en fin d’am sur les falaises du rivage observant aux jumelles les hordes de dauphins et baleines jusqu’au coucher du soleil. Facile à localiser : près des bateaux et en dessous de l’hélicoptère !

Au lever du jour, alors que Jean dormait encore au chaud dans le camion, ce fut un festival de couleurs jusqu’à ce que le soleil pointe son nez à l’horizon, avec l’ombre des phoques sur une mer rouge … et de l’autre coté les sommets blanchis se teintant de rose … Les photos parlent d’elles mêmes …

 

Le temps qui se couvre nous fait prendre la route directe vers Christchurch (deux fois plus d’habitants que Wellington, la plus grosse ville où l’on est allés pour l’instant)  où l’on arrive sous la pluie … Premier jour depuis que l’on est ici qu’il pleut sans s’arrêter, maintenant on sait que le bus est vraiment étanche ! En lisant le Lonely Planet, Jean nous avait préparé un petit tour à pieds dans la ville mais … le guide datait d’avant le dernier tremblement de terre d’avril 2012 ; on se retrouve dans une ville très calme malgré sa taille, le centre ville est en zone rouge, barré à la circulation car épicentre du dernier séisme. La grande cathédrale, le musée ont pris cher et sont en restauration, tout le reste, surement des buildings sans intérêt historique, ont étés rasés et forment de grandes esplanades où pour une fois il est facile de se garer en centre ville … Une toute petite zone a été reconstruite avec des containers colorés  assemblés, original et très gais dans cette tristesse de quartier détruit. On sent une énergie dynamique de continuer à vivre ici, c’est remarquable. L’hôpital, lui, ne semble pas avoir été touché, il pleut, alors j’en profiter pour y faire un tour. Très gros pôle, moderne avec une fac de médecine accolé qui ressemble beaucoup à ce que l’on trouve en France. Alors que je voulais y passer incognito, une adorable sage-femme, Fiona, prendra de son temps pour me faire visiter ce temple de l’accouchement pathologique. 6000 naissances par an (220 à Bourg..), 12 salles de naissance, très spacieuses, deux avec baignoire, sinon rien de bien différent de ce que je connais. Non, c’est clair, je ne pourrai plus bosser dans ces conditions industrielles. Fiona m’a aussi montré une pièce dont la porte indiquait « the garden room », un lit double, un petit salon, une petite kitchenette, une grande baie vitrée et une pièce attenante avec un autre frigo. La pièce où sont accueillis les parents qui donnent naissance à un enfant sans vie, où ils peuvent rester ensemble et près de lui plusieurs jours ; un très bel exemple, une pièce indispensable dans une si grande maternité, merci pour eux.

 

Sur ces écrits pas très gais mais qui parleront aux êtres chers avec qui j’ai travaillé, on vous quitte pour continuer notre route vers Tekapo ! Portez vous bien, on pense bien à vous.

C’est avec plaisir que l’on recevra de vos nouvelles par mail, mais l’accès à internet nous est difficile en ce moment et skype impossible. Il faudra attendre que l’on se pose !!!

 

 Des bisous de nous deux !

 

Commentaires

 Elfe
Avec plaisir Nat ! Comme ça c'est comme si je faisais moi aussi encore des gardes à la mat de Bourg ;-) Ca me manque mais pas dans n'importe quelles conditions ....Profites pour moi ;-)
 Nat
je viens de me faire toutes vos photos! merci pour ce moment d'évasion pdt ma garde !!!! ça donne envie...
 Elfe
Bonjour Danièle et Alain! Ravie que vous nous suiviez sur le net et de vous donner du soleil en rêvant ... Tout ce que l'on vit ici est bien réel pour nous et nous sommes conscients d'être des privilégiés alors nous en prenons soin !
Et oui Céline, la souris n'a pas tenu 48h, meme si elle a ameuté deux de ses copines et qu'une a eu la bonne idée de se faire juste coincer la queue dans la tapette et s'est planquée dans les batteries sans pouvoir sortir ... Mais maintenant je crois qu'il fait bien trop froid pour ces petites betes là !!! Mais je vous en parlerai la prochaine fois ! Take care
 Frangine
C'est vrai, y'a des talents d'écrivain dans ce médecin-parapentiste-surfeuse-Elfe-... !!!!
Chaque chapitre se lit avec délectation et nous laisse en attente de la suite, les photos nous donnent un aperçu de ce que vous vivez là-bas ... Toujours sympa de vous lire :-)
Plein de bisous de nous 4 à vous 2 ... (vous avez réussi à vous séparer du 3ème voyageur clandestin ? ;-)
 Danièle Fréchon
Bonjour Anne Sophie et Jean,
Vous me faites réver continuer Chez nous le printemps n'est pas encore arrivé....



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